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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVRE XXIII, CH AP. II. I()5

bligalion naturelle de nourrir et delever lesenfants, ny est point fixe; et la mere, a qui1Obligation reste, tronve mille obstacles parla honte, les remords, la gene de son sexe, larigueur des lois: la plupart du temps eile man-que de moyens.

Les fennnes qui se sont soumises ä une Pro-stitution publique ne peuvent avoir la comnio-dite delever leurs enfants. Les peines de cetteedueation sont meine incompatibles avec leurcondition; et eiles sont si corrompues quellesne sauroienl avoir la confiance de la Ioi.

11 suit de tou I: ceci que la con tinence publi-que est nalurelleinent jointe a la propagationde lespece.

CH AP IT RE III.

De la condition des enfants.

Cest la raison qui dicte que, quand il y aun lpariage, les enfants suivent la conditiondu pere; et que, quand il ny en a point, ilsne peuvent concerner que la mere (i).

CIIAPITRE IV.

Des familles.

Il est presque recu par-tont que la femme

(i) Cest pour ccla que, cliez les nalions qui outdesesclaves, lenfant suit presque toujours ta con-dition de la mere.