LIVRE XXIII, CH AP. II. I()5
bligalion naturelle de nourrir et d’elever lesenfants, n’y est point fixe; et la mere, a qui1’Obligation reste, tronve mille obstacles parla honte, les remords, la gene de son sexe, larigueur des lois: la plupart du temps eile man-que de moyens.
Les fennnes qui se sont soumises ä une Pro-stitution publique ne peuvent avoir la comnio-dite d’elever leurs enfants. Les peines de cetteedueation sont meine incompatibles avec leurcondition; et eiles sont si corrompues qu’ellesne sauroienl avoir la confiance de la Ioi.
11 suit de tou I: ceci que la con tinence publi-que est nalurelleinent jointe a la propagationde l’espece.
CH AP IT RE III.
De la condition des enfants.
C’est la raison qui dicte que, quand il y aun lpariage, les enfants suivent la conditiondu pere; et que, quand il n’y en a point, ilsne peuvent concerner que la mere (i).
CIIAPITRE IV.
Des familles.
Il est presque recu par-tont que la femme
(i) C’est pour ccla que, cliez les nalions qui outdesesclaves, l’enfant suit presque toujours ta con-dition de la mere.