I<)2 DE 1,’eSPRIT DF.S LOIS.et aux mauvais usages qui s’etablissoient tousles jours ; car on ne fut jamais ni si l'iclie nisi pauvre. Le senat, qui avoit la puissanceexeculrice, donnoit par necessite, souvent parfaveur, lapermission d’emprunter des citoyensromains , et faisoit lä-dessus des senatus-con-sultes. Mais ces senatus - consultes meinesetoient decredites par la loi: ces senatus-con-sultes (i)pouvoient donnei' occasion au peuplede demander de nouvelles tables; ce qui, aug-mentant le danger de la perle du capital,augmenloit encore l’usure. Je le dirai tou-jours, c’est la moderation qui gouverne lesliommes, et non pas les exces.
Celui-lä paie inoins , dit Ulpien (2), quipaie plus tard. C’est ce principe qui conduisitles legislateurs apres la destruction de la repu-blique romaine.
(1) "Voyez ce que ditLucceius, lett. 21a Atticus,liv. V. II y cut meme 11 u senatus-consulte generalpour fixer Tusure ä un pour Cent par mois. Voyez lameme lettre.—(2) Leg. XII, ff. de verhör, signif