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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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182 DE i/eSPRIT DES T.OIS.avoir besoin. Toiite la dilference est que losautres chosespeuventouselouerou sacheter;au lieu que largent, qui estle prix des clioses,se loue,et ne sachete pas (i).

Cest bien une action tres bonue de proter ami autre son argeilt saus interei; mais on sentque ce ne penl etre quun conseii de religion,et non une loi ciiile.

Pour que le commerce puisse se bien faire,il faut que largent ait un prix, mais que ceprix soit peu considerabie. Sil est trop baut,le negociant, qui voll quil lui en couleroitplus en interets quil ne pourroit gagner dansson commerce, nentreprend rien ; si largentna point de prix , personne nen prete, et lenegociant nentreprend rien non plus.

Je me trompc quand je dis que personnenen prete. 11 faut toujours que les affaires dela socicle aillenl ; lusure setablil, mais avecles ilesordres que l'on a eprouves dans tous lestenips.

La loi de Maliomef confond lusure avec lepret ä interei. Lusure augmente dans les paysmalionietans .i jiroportion de la severitc de ladefense : le preteur sindemnise du peril de lacontravention.

Dans ces pays dorient, la plupart des liom-mes nont rien dassure ; il n'y a ]iresque pointde rapport enlre la possession acluelle dune

(i) On ne parle point des cas oii l'or et largcntsont consideres commc marchandises.