182 DE i/eSPRIT DES T.OIS.avoir besoin. Toiite la dilference est que losautres chosespeuventouselouerou s’acheter;au lieu que l’argent, qui estle prix des clioses,se loue,et ne s’achete pas (i).
C’est bien une action tres bonue de proter ami autre son argeilt saus interei; mais on sentque ce ne penl etre qu’un conseii de religion,et non une loi ciiile.
Pour que le commerce puisse se bien faire,il faut que l’argent ait un prix, mais que ceprix soit peu considerabie. S’il est trop baut,le negociant, qui voll qu’il lui en couleroitplus en interets qu’il ne pourroit gagner dansson commerce, n’entreprend rien ; si l’argentn’a point de prix , personne n’en prete, et lenegociant n’entreprend rien non plus.
Je me trompc quand je dis que personnen’en prete. 11 faut toujours que les affaires dela socicle aillenl ; l’usure s’etablil, mais avecles ilesordres que l'on a eprouves dans tous lestenips.
La loi de Maliomef confond l’usure avec lepret ä interei. L’usure augmente dans les paysmalionietans .i jiroportion de la severitc de ladefense : le preteur s’indemnise du peril de lacontravention.
Dans ces pays d’orient, la plupart des liom-mes n’ont rien d’assure ; il n'y a ]iresque pointde rapport enlre la possession acluelle d’une
(i) On ne parle point des cas oii l'or et l’argcntsont consideres commc marchandises.