15/j 1)1 l’kspiut des lois.
jnoimoie particuliere, mais chaque portionde marcliandise est monnoie de l’autre.
Transportons pour un-moment parmi nouscette maniere d’evaluer les choses, et joignons-la avec la notre; toutes les marchandises etdenrees du monde, ou bien toutes les mar-ehandises ou denrees d’un etat en particulier,considere comme Separe de tous les autrcs ,vaudront un certain nombre demacutes ; et,divisant l’argent de cet etat en autant de par-ties qu’il y a de macutes, une partie diviseede cet argent sera le signe d’une macute.
bi l’on suppose que la quantite de l’argentd’un etat doub'e, il faudrapourune macute ledouble de l’argent; mais si en doublant l’ar-gent vous doublez aussi les macutes,la Pro-portion restera teile qu’elle etoit avant l’unet l’autre doublement.
Si depuis la docouverte des Indes l’or etl’argcnt ont augmente en Europe ä raisond’un a vingt, le prix des denrees et marchan-dises auroit dii monter en raison d’un ävingt: mais si d’un autre cote le nombre desmarchandises a augmente comme un a deux,il faudra que le prix de ces marchandises etdenrees ait hausse d’un cote en raison d’una vingt, et qu’il ait baisse en raison d’un ädeux, et qu’il ne soit par consequent qu’enraison d’un ä dix.
La quantite de marchandises et denreescroit par une augmentation de commerce,l’augmentation de commerce par une augmen-