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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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15/j 1)1 lkspiut des lois.

jnoimoie particuliere, mais chaque portionde marcliandise est monnoie de lautre.

Transportons pour un-moment parmi nouscette maniere devaluer les choses, et joignons-la avec la notre; toutes les marchandises etdenrees du monde, ou bien toutes les mar-ehandises ou denrees dun etat en particulier,considere comme Separe de tous les autrcs ,vaudront un certain nombre demacutes ; et,divisant largent de cet etat en autant de par-ties quil y a de macutes, une partie diviseede cet argent sera le signe dune macute.

bi lon suppose que la quantite de largentdun etat doub'e, il faudrapourune macute ledouble de largent; mais si en doublant lar-gent vous doublez aussi les macutes,la Pro-portion restera teile quelle etoit avant lunet lautre doublement.

Si depuis la docouverte des Indes lor etlargcnt ont augmente en Europe ä raisondun a vingt, le prix des denrees et marchan-dises auroit dii monter en raison dun ävingt: mais si dun autre cote le nombre desmarchandises a augmente comme un a deux,il faudra que le prix de ces marchandises etdenrees ait hausse dun cote en raison duna vingt, et quil ait baisse en raison dun ädeux, et quil ne soit par consequent quenraison dun ä dix.

La quantite de marchandises et denreescroit par une augmentation de commerce,laugmentation de commerce par une augmen-