Druckschrift 
[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
Entstehung
Seite
147
Einzelbild herunterladen
 

LIVRF. XXII, CHAP. II. 1^7

noie qui pava toutes les dettes; sousTibere,dix mille sesterces en Fonds devinrent imemonnoie commune, comme cinq mille ses-terces en argent.

La grande Cliartre dAngleterre tiefend desaisir les terres ou les revenus dun debiteurlorsque ses biens mobiliers on personnels suf-fisent pour le paiement, ct quil offre de lesdonner: pour lors tous les biens dun Anglaisrepresentoient de largent.

Les lois des Germains apprecierent en ar-gent les satisfactions pour les torts que Tonavoit laits, et pour les peines des crimes. Mais,comme il y avoit tres peu dargent dans lepays, eiles reapprecierent largent en denyeesou en betail. Ceci se trouve lixe dans la loides Saxons, avec de certaines differences,suivant laisance et la commodite des diverspeuples. Dabord (i) la loi declare la valeurdu sou en betail: le sou de deux tremisses serapporloit a un bceuf de douze mois, ou ä unebrebis avec son agneau ; celui de trois tre-misses valoit un boeuf de seize mois. Chez cespeuples, la monnoie devenoit betail, mar-cliandise, ou denree; et ces clioses devenoientmonnoie.

Won seulement largent est un signe desclioses, il est encore un signe delargent, etrepresente Fargent, comme nous le verronsau chapitre du cliange.

(i) Loi des Saxons, eil. XYIII.