l36 de i.’espkit des lois.nombre des troupes, et la continuite de lenrentretien, meine lorsqu’elles sont le plus inu-tiles, et qu’on ne les a que ])our l’ostentation.
Le pere du Halde (i) dit que le commerceInterieur de la Chine est plus grand que celuide toute l’Europe. Cela pourroit elre si nolrccommerce exterieur n’augmenloit pas l’inte-rieur : l’Europe fait le commerce etla naviga-tion des trois autres parties du monde, commela France, l’Angleterre et la llollande, font apeu pres la navigalion et le commerce de l’Eu-rope.
CHAPITRE XXII.
Des richesses que l’Espagnc tira de l'Amerique.
S i l’Europe (a) a trouve taut d’avantages dansle commerce de l’Amerique, il seroit naturelde croire que l’Espagne en auroit recu de plusgrands. Elle tira du monde nouvcllement de-couyert une quantite d’or et d’argent si prodi-gieuse, que ce que Fon en avoit eu jusqu’alorsne pouvoit y etre compare.
Mais (ce qu’on n’auroit jamais soupconne)la misere la fit echouer presque par tout. Phi-lippe II, qui succeda a Charles-Quint, fuoblige de faire la cdlebre banqueroute que toutle monde sait; et il n’y a guere jamais eu de
(i) Tome II, page 170.—(2) Ceci parut il y a plusde vingtans dans un petit ouvrage manuscrit de Fau-teur, qui a ete presque tout foudu daus celui-ei.