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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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i34 de iesprit des lois.

Le desavantage des colonies qui perdcnt Ialiberte du commerceest visibiement compensepar la protection de la metropole (i), qui ladefend par ses armes, ou la mainlient par seslois.

De suit une troisieme loi de lEurope, que,quand le commerce etranger est dtifendu avecla colonie, on ne peut naviguer dans ses mersque dans les cas etablis par les trailes.

Les nations, qui sont a lcgard de tont luni-vors ce que les particuliers sont dans un elat,se gouvernent comme eux par le droit naturelet par les lois quVlles se sont faites. Un peuplepeut ceder a un autre la mer, comme il peuteeder la terre. Les Carlliaginois exigerent ( 2 )des Romains quilsne navigueroient pas au-de-la de certaines limites, comme les Grecsavoientexige du roi de Perse quil se tiendroit tou-jours eioigne des cötes de la mer (3) de la car-riere dun clieval.

Lextreme eloignement de nos colonies nestpoint un ineonvenient pour leur sürete; cax,si ia meiropole est eloignee pour les detendre,les nations rivales de la metropole ne sollt pasjnoins eloignecs pour les conquerir.

De plus, cet. elorgnement fait que cfflix qui

(1) Metropole est, dans le langage des anciens Tletat qui a fonde la colonie.(2) Polybe, Iiv. III.('!) Le roi de Perse solligea, par un fraite, de nenavigner avec aucuu vais'seau de guerre an-delä desIloclres Se.yauees et des irr]es' Cbclidöniemies. Pint.,Vie de Cimon.