LIVRE XXI, CHAP. XXI. l'33
eloignes uniquement pour le negoce, ont faitune grande puissance accessoire sans embar-rasser l’etat prineipal.
Les colonies qu’on y a formees sont sous ungenre de dependance dont on ne trouve quepeu d’exemples dans les rolonies anciennes,soit que celles d’aujourd’hui i’elevent de l’etatmeme, on de quelque compagnie commercanteetablie dans cet etat.
L’objet de ces colonies est de faire le com-merce ä de meilleures conditions qu’on ne lefait avec les peuples voisins, avec lesquels tousles avanlages sont reciproques. Ona etabli quela metropole seule pourroit negocier dans lacolonie; et cela avec grande raison, parcequele but de FetaBlissement a cte l’extension ducommerce, non la fondation d’une ville ou d’unnouvel empire.
Ainsi c’est encore une loi fondamentale del’Europe, que tout commerce avec une colonieetrangere est regarde comme un pur mono-pole punissable par les lois du pays; et il nefaut pas juger de cela par les lois et les exem-ples des anciens (i) peuples, quin’y sont guereapplicables.
II est encore recu que le commerce etablientre les metropoles n’entraine point une per-mission pour les colonies, qui res teilt toujoursen etat de proliibition.
(i) Excepte les Cai’thaginois, comme on voit parle traite qui termina la premiere guerre punique.