124 DF- l’eSPRIT des lois.separerent tout. Ainsi le commerce entre l’oc-cident et l’orient, qui avoit eu plusieurs rou-les,n’eneut ])Ius qu’une; et Alexandrie etantdevenue la seule etape, cette etape grossil.
Je ne dirai qu’un mot du commerce inte-rieur. Sabranche principale fut celle des bledsqu’on faisoit venir pour ia subsistanee du peu-ple de Rome: ce qui etoit une matiere de po-lice plutöt qu’un objet de commerce. A cetteoccasion, les nautonniers recurent quelquesPrivileges (i), paneque le salut de 1’empiredependoit de 1< ur ■vigilance.
CHAPITRE XVII.
Du commerce apres la destruction des Romains enoccideut.
L’kmpire rornain fut envabi ; et l’un deseffets de la calamite generale tutla destructiondu commerce, l .cs barbares ne le regarderentd’abord que comme un objet de leurs brigan-dages; et, quand i:S furent etablis, ils ne l’ho-norerent pas plus que l’agricu.ture et les au-tres professions du peu[)le vaincu.
Bientot il n’y eut presqueplus de commerceen Europe; la noblesse, qui regnoit par-tout,ne s’en mettoit point en ]ieine.
La loi ( 2 ) des Wisigoths permeltoit aux par-ticuliers d’occuper la moilie du lit des grands
(1) Suet. ln Claudio . Leg. VII, cod. Theodos.de naviculariis. —(2) Liv. VIII, tit. IV, §. 9.