LIVRE XXI, CHAP. XI. IO7
Les clioses sont connne le style. II ne donnepoint dans le merveilleux : tout ce qu’il dllduclimat, du tcrrain, des mceurs , des manieres,des liabitants , se raj)j)Orte a ce qu’on voit au-jourd’hui dans cette cöte d’Afrique; il scmbleque c’est le journal d’un de nos navigateurs.
Hannon remarqua ( i ) sur sa flotte que lejour ilregnoit dans le continent un vaste si-lence; que la nuit on cntendoit les sons de di-vers instruments de musique; et qu’on voyoitpar-tout des fetix , les uns plus grands, les un-tres moindres. Nos relations confirmcnt ccci:on v trouve (|ue le jour ces sauvages, poureviter l’ardeur du soieil, se relirent dans lesfoi'ets; que la nuit ils font de grands feux pourecarter les betes feroces ; et qu’ils aimentpas-sionnement la danse et les instruments de mu-sique.
Hannon nous decril un volcan avec tous lesplienoinenes que fait voir aujomd’bui le Ve-suv e; etlerecitqu’il faitdecesdeuxienimesve-lues qui se la.sserentplulot tuet'que de suivreles Carthaginois, et dont il fit porter les peauxaCarthage, n’est pas, comme on l’a dil, borsde vraisemblance.
Cette relation est d’autant plus preeieusequ’elle est un monument punique: et c’est par-
(1) l'liue iious clit la meine cliose en pariant dumonl Atlas : Noctibus mieare creliris igniluis, ti-biarum eautu lympanorumijue sonitu strepere, ne-iiiiuem iuterdiu cerni.