Io6 DE I,’eSPRIT DES I.OIS.
que aucune coniioissance du continent. L’e-tcndu£ des cotes qu’il suivil fut de vingt-sixjours de navigation , et il tut oblige de reveniriaute de vivres: 11 paroit que les Carthagiuoisnefirent aucunusagede cel te entreprised’Han-iioii. Scylax(i) dit qu’an-delä de Gerne Ia liieru’est pas navigable (2), parcequ’elle y estbasse , pleine de limon et d’lierbes marines:effeclivement il y en a beaucoup dans ces pa-rages ( 3 ). Les marcbands carthaginois dontparle Scylax pouvoient trouver des obstaelesqu’Hannon, qui avoit soixante navires de cin-quante rames cliacun, avoit vaincus. Les diffi-cultes sont relatives; et de plus on lie doitpasconfondre une entreprise qui a la hardiesse etJa temerite pour objet, avec ce qui est l’effetd’une conduite ordinaire.’
C’est im beau morceau de l’antiquite que larelalion d’Harmon : le memebonnne qui a exe-cute a eeri 1; il ne metaucnne ostentation dansses recits. Les grands capitaines ecrivent leursactions avee siniplicite , parcequ’ils sollt plusglorieux de ee qu’ils 011t fait que de ce qu’ils011t dit.
(i)Voyezson Periple, art. de Carthage.—(2)VoyezHerodote, in Melpomene, sur les obstaeles queSataspe trouva.—( 3 ) Voyez les cartes et les relations,le premier volume des Voyages qui ont servi ä l’eta-blisscment de la Compagnie des Indes, part. I, p. 201.Cette herbe couvre lellemeut la surfaee de la Hieripi’on a de la peinc ä voir l’eau^ et les vaisseauxnepeuvent passee au travers que par un vent frais.