g2 de l’esprit des lois.qui sont entre deux. A peine fut-il arrive dasIndes, qu’il fit construire de nonvofies flottes,etnavigua(i)surrEuleus,]eTigre,rEuplirate,etla mer : il 6ta les cataracles que les Persesavoient mises sur ces fleuves : il decouvrit que!e sein persique eloit un golfe de l’Ocean. Com-me il allareconnoitre (•■>.) cette mer, ainsi qu’ilavoit reeoiinu celle des Indes ; corame i; fitconstruire un port ä Babylone pour mille vais-seaux, et des arsenaux; comrne il em oya cinqCents talents en Plicnicie et an Syrie pourcnfaire venir des naulonniers qu’il vonloit placerdans les colonies qu’il repandoit sur les cdtes;conime enfin il fit des travaux immenses surl’Euplirate et les aulros fleuves de l’Assyrie,011 ne peut douter que son dessein ne füt defaire le commerce des Indes par Babylone et legolfe persique.
Quelques gens, sous pretexte qu’Alexandrevouloit conquerir l’Arabie ( 3 ) , ont dit qu’ilavoit forme le dessein d’y metlre le siege deson empire: mais comment auroit-il clioisi unlieu qu’il ne connoissoitpas (4")? D’ailleurs ce-toit le pays du monde le plus incommode: il seseroit separe de son empire. Eos califes,quiconquirent auloin, quitterentd’abordrAraLiiepour s’clablir ailleurs.
(i) Arrien, de rxped. Alexandri, liv. VII.—( 2 ) Ibid. —(3) Strabon, 1.XVI, alalln.— ( 4 ) Voyantla liabylonie iuoudee , il regardoit l’Arabie, qui <•»est proebe, comrne une isle. Aristobule, dans Sna-bou, liv. XVI.