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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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79
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LIVRE XXI, CHAP. VI. 7g

dehors: eile jouissoit dun terrain fertile etdune extreme abondance. Cetoit le Japon deces temps-: eile se suffisoit ä elle-meme.

Les Egyptiens furent si peu jaloux du com-merce du dehors, quils laisserent celui de lamer Rouge ä toutes les petiles nations qui yeurent quelque port. Ils souffrirent que lesIdumeens, les Juifs et les Syriens, y eussentdes flottes. Salomon (i) employa ä cette navi-gation desTyriens qui connoissoient cesmers.

Joseph ( 2 ) dit que sa nation, uniquemenboccupee de lagriculture, connoissoit peu lamer; aussi ne fut-ce que par occasion que lesJuifs negocierent dans la mer Rouge. Ils con-quirent sur les Idumeens Elath et Asiongaber,qui leur donnerent ce commerce: ils perdirentces deuxvilles, etperdirentce commerce aussi.

11 nen fut pas de meme des Phenieiens; ilsne faisoient pas un commerce de luxe; ils nenegocioient point par la conquete; leur fruga-lite, leur habilete, leur industrie, leurs perils,leurs fatigues, les rendoient necessaires ä tou-tes les nations du monde.

Les nations voisines de la mer Rouge ne ne-gocioient que dans cette mer et celle dAfrique.L etonnement de Funivers ä la decouverte dela mer des Indes , faite sous Alexandre, leprouve assez. Nous avons (3) dit quon porte

(1) Liv. III des Rois , c]i:ip. IX; Paralip. liv. II,cliap. VIII,(2) Contre Appion.( 3 ) Au chapitrepreuiier de ce livre.