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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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78 DE lf.SPEIT DES DOIS.

ä-dire dans cetle langue de terre le Tanai'ssapproche du Volga; mais le nord de la merCaspienne netoit pas encore deeouvert.

Pendant que dans les empires dAsie il yavoit 1111 commerce de luxe, les Tyriens fai-soicnt par toute la terre un commerce deco-nomie. Bocliard a employe le premier livre deson Chanaan ä faire lenunieration des colo-nies quils envoyerent dans tous les pays quisont pres de la mer; ils passerent les colonnesdHercule, et firent des etablissements (1) surles cötes de lOcean.

Dans ces temps- les nayigateurs etoientobliges de suivre les cötes, qui etoient pourainsi dire leur boussole. Les yoyages etoientlongs et penibles. Les travaux de la naviga-tion dLflysse ont ete un sujet fertile pour leplus beau poeme du monde apres celui qui estle premier de tous.

Le peu de connoissance que la plupart despeuples avoient de ceux qui etoient eloignesdeux favorisoit les nations qui faisoient lecommerce deconomie. Elles mettoient dansleur negoce les obscurites quelles vouloient:elles avoient tous les avantages que les nationsintelligentes prennent sur les peuples igno-rants.

LEgypte, eloignee par la religion et parles mceurs de toute communication avec lesetrangers, ne faisoit guere de commerce au

(1) Ils fpnderent Tartcse, et s'etublirent ä Cadix.