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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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LIVRE XX, CH AP. XXIII. 69

immense a faire pour les liabils; Ies grands,qui aimrnt toujours le luxe et cpii ne le pour-roient trrruver que dans leur pays, encoura-geroient les pauvres au travail. Je dis que cettenation seroit plus florissanle , ä inoins quellene dcvint barbare; cliose que les lois pour-roient prevenir.

Considerons ä present le Japon. La quantiteexeessive de ce quil peut reeevoir produit laquantite exeessive de ce quil peut envoyer :les choses seront en equiiibre comme si Limportation et lexportation etoient moderees;et dailleurs cette espece denllure produira al etal mille avantages: il y aura plus de eonsom-niation, plus de clioses sur lescpielles les artspeuvent sexercer, plus dliommes employes,plus de moyens daequerir de la puissance : ilpeut arriver des cas lon ait besoin dunsecours prompt quun etat si plein ]>eut donner])lutot quun autre. Il est diffieile fjuun paysn'ait des clioses superflues ; mais cest la na-ture du commerce de rendre les clioses super-flues utiles , et les utiles necessaires. Letatpourra donc donner les clioses necessaires aun plus grand nombre de sujets.

Disons donc que ce ne sont point les nationsqui 11ont besoin de rien qui perdent ä faire lecommerce; ce sont celles qui ont besoin detout. Ce ne sont point les peuples qui se suffi-sent ä eux-memes , mais ceux qui nont riencliez eux, qui trouvent de lavantage a ne tra-fiquer avec personne.

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