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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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FIVRF. XX, CHAP. II. /,7

ble serendent reciproquement dependantes :si lune a interet daclieter, lautre a interet devendre; et toutes lesmiions sollt fondees surdes besoins muluels.

Mais si Iesprit de commerce uni t les nations,il nunit pas de nieme les particuliers. IVousyoyons que, dans les pays (i) Ton nest al-fecte que de Iesprit de commerce, 011 traliquede toutes les actions bumaines et de toutes lesverlus morales: les plus petites clioses, cellesque lhumanite demande, sy font ou sy don-nent pour de largent.

Lesprit de commerce produit dans les hom-mes un certain sentiment de justice exacte, op-pose dun cöte au brigandage, et de laulre äces vertus morales qui font quon ne discutepas toujours ses interets avec rigidite, et quonpeut les negliger pour ceux des aulres.

La privation totale du commerce produitau contraire le bi'igandage, quAristote metau nombre des manieres dacquerir. Lespritnen esl point oppose ä de certaines vertus mo-rales : par exemple, lhospitalite, tres rare dansles pays de commerce, se trouve admirable-ment parmi les peuples brigands.

Cest un sacrilege cliez les Germains, ditTacite, de fermer sa maison a quelque liommeque ce soit, connu ou iuconnu. Celui qui aexerce (a) lhospitalite envers un elranger va

(i ) I..-I Hollande.(2) Et qui modo liospes fuerat,monstiatoi' liospitii. De moribus Germ. VoyezaussiCesar, (iuerre des Gaules, liv. VI.