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ble serendent reciproquement dependantes :si l’une a interet d’aclieter, l’autre a interet devendre; et toutes lesmiions sollt fondees surdes besoins muluels.
Mais si I’esprit de commerce uni t les nations,il n’unit pas de nieme les particuliers. IVousyoyons que, dans les pays (i) oü Ton n’est al-fecte que de I’esprit de commerce, 011 traliquede toutes les actions bumaines et de toutes lesverlus morales: les plus petites clioses, cellesque l’humanite demande, s’y font ou s’y don-nent pour de l’argent.
L’esprit de commerce produit dans les hom-mes un certain sentiment de justice exacte, op-pose d’un cöte au brigandage, et de l’aulre äces vertus morales qui font qu’on ne discutepas toujours ses interets avec rigidite, et qu’onpeut les negliger pour ceux des aulres.
La privation totale du commerce produitau contraire le bi'igandage, qu’Aristote metau nombre des manieres d’acquerir. L’espritn’en esl point oppose ä de certaines vertus mo-rales : par exemple, l’hospitalite, tres rare dansles pays de commerce, se trouve admirable-ment parmi les peuples brigands.
C’est un sacrilege cliez les Germains, ditTacite, de fermer sa maison a quelque liommeque ce soit, connu ou iuconnu. Celui qui aexerce (a) l’hospitalite envers un elranger va
(i ) I..-I Hollande.—(2) Et qui modo liospes fuerat,monstiatoi' liospitii. De moribus Germ. VoyezaussiCesar, (iuerre des Gaules, liv. VI.