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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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/|6 DF, leSPRIT DES I.OIS.

ture de cel: ouvrage ne le perniet pas. Je vou-drois couler sur une riviere t.ranquilie, je suisentraine par un torrent.

Le commerce guerit des prejuges destruc-teurs; et cest presque une regle generale, quepar-tout il y a des nrCeurs donces il y a ducommerce, et que par-tout il y a dir'-com-merce ii y a des mceurs douces.

Quon ne setonne donc point si nos mceurssollt moins feroces quelles ne letoienl autre-fois. Le commerce a fait que la connoissancedes mceurs de toutes les nations a penetrepar-tout: on les a Companies entre elles, et il ena resulte de grands biens.

On peut dire que les lois du commerce per-fectionnent les mceurs , par la meine raisonque ces meines.lois perdent les mceurs. Le com-merce corrompt les mceurs pures (i); cetoitle sujet des plaintes de Platon: ilpolit et adou-cit les mceurs barbares, comme nous le voyonstous les jours.

CHAPITRE II.

De lesprit de commerce.

Le f f e t naturel du commerce est de portera la paix. Deux nations qui negocient ensem-

(i) Cesar dit des Ganloisque le voisinageel le com-merce de Marseille les avoit gates de iacon queux,qui autrefois avoieut toujours vaincu les Germains,leur eloient devenuß inferieurs. Guerre des Gaules,liv. VI.