1IVRE XIX, CII AP. XXVII. 33dans cette uation, on pourroit oublicr les loisde Famitie et celles de la haine.
Le monarque seroil dans le cas des parti-euliers; et, contre les maximes ordinaires dela prudence, il scroit souvent obli ge de donnersa conliancc a ceux qui l’auroient le plus eho-que, et de disgracier ceux qui l’auroient lemieux servi, faisant par neces'site ce que lesaulres princes font par clioix.
On craint de voir ecbapper un bien que Fonsenl, que l’on ne connoit quere, et qu’on peutnous deguiser; et la crainte grossit toujoursles objels: le pcuple seroit inquiet sur sa Situa-tion , et croiroit elre en danger dans les ino-ments meine les plus snrs.
D’autant mieux que ceux qui s’opposeroientle plus vivement ä la puissance executrice, nepouvant avouer les motifs Interesses de leurOpposition, ils augmenteroicnt les terreurs dupeuple, qui ne sauroit jamais au juste s’il seroiten danger ou non: niais cela meine conlribue-r-oit a lui faire eviter les vrais perils oii il pour-roit dans la suite etre expose.
Mais le corps legislatif avant la confiancedu peuple, et etant plus eclaire que lui, ilpourroit le faire revenir des mauvaises im-pressions qu’on lui auroit donnees, et calmerses mouvements.
C’esl le grand avantage qu’auroit ce gou-vernem ent su r les demoerat ies aneienn es, danslesquellcs le peuple avoit une puissance immc-
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