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[3.] De l'Esprit Des Lois 3 (1803)
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1IVRE XIX, CII AP. XXVII. 33dans cette uation, on pourroit oublicr les loisde Famitie et celles de la haine.

Le monarque seroil dans le cas des parti-euliers; et, contre les maximes ordinaires dela prudence, il scroit souvent obli ge de donnersa conliancc a ceux qui lauroient le plus eho-que, et de disgracier ceux qui lauroient lemieux servi, faisant par neces'site ce que lesaulres princes font par clioix.

On craint de voir ecbapper un bien que Fonsenl, que lon ne connoit quere, et quon peutnous deguiser; et la crainte grossit toujoursles objels: le pcuple seroit inquiet sur sa Situa-tion , et croiroit elre en danger dans les ino-ments meine les plus snrs.

Dautant mieux que ceux qui sopposeroientle plus vivement ä la puissance executrice, nepouvant avouer les motifs Interesses de leurOpposition, ils augmenteroicnt les terreurs dupeuple, qui ne sauroit jamais au juste sil seroiten danger ou non: niais cela meine conlribue-r-oit a lui faire eviter les vrais perils oii il pour-roit dans la suite etre expose.

Mais le corps legislatif avant la confiancedu peuple, et etant plus eclaire que lui, ilpourroit le faire revenir des mauvaises im-pressions quon lui auroit donnees, et calmerses mouvements.

Cesl le grand avantage quauroit ce gou-vernem ent su r les demoerat ies aneienn es, danslesquellcs le peuple avoit une puissance immc-

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