DE L ESPRIT DES LOIS.
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feclion pour line de ces puissances que pourl’aulre , le grand nombre n’ayant pas ordinai-reinenf assez d’equite ni de sens jioni' les affec-tionner egalement toutes les dcux.
Kt coinme ia pnissance executrice, di.spo-sant de tous les emplois, poiirroit doimer degrandes esperances et jamais de crninles; tousceux qui obtiendroient d’elle seroient porfesa se tourner de son röte , et eile pOurroit elrealtaqudepar tous ceux qui n’en espereroientrien.
Toutes les passions y etant 1 ihres, la liaine,l’envie , lajalousie, Fardeur de' s’enrichir etde se distinguer, paroitroient dans tonte leurotendue;el, si cela etoit autrement, l’^tat se-roit eomme nn liomme abdttu pär lamaladie,tjui n’a point de passions, parcequ'il n’a pointde forces.
La liaine qui seroit entre les deux partisdurcroit, parcequ’elle seroit toujoiirs impiiis-sante.
■ Ces partis etant composes d’liommes Iihres,si Fun prenoit trop le dessus, Feilet de la li-Lerte feroit que celui-ci seroit aliaisse, landisque les cilovens, comme les mains qui secou-rent le corps, viendroient reiever l’autre.
Comme chaque particulier, toujoiirs inde-pendant, siiivroit beaueoup se:i caprices et scsfantaisies, on changeroil souvcnt.de parli; onen abandcnneroit un oii Fon laisseroit tousses amis, pour sc lier ä un aulre dans letrurlon trouveroit tous sescnnemis; et souvcnt,