LIVRE XVI, CHIP. XV. 2 2g
tibilite de rnceurs : c’est la faute du mai'i si lesmceurs sont incompatibles.
La repudiation pour raison de la sterilitc de]a femme ne sauroit avoir lieu que dans le casd’une femme unique (i): lorsque Fon a plu-sieurs femmes, cette raison n’est pour le marid’aucune importance.
La loi des Maldives ( 2 ) permet de reprendreune femme qu’on arepudiee. La loi du Mexi-que (3) defendoit de se reunir, sous peine de lavie. La loi du Mexique etoit plus sensee queteile des Maldives : dans le temps meine de ladlssolution, eile songeoit a Feternite du ma-riage; au lieu que la loi des Maldives semblese jouer egalement du mariage et de la repu-diation.
La loi du Mexique n’aecordoit que le di-voree. C’etoit une nouvelle raison pour nepoint permettre a des gens qui s’etoient volon-tairement sepai'es de se reunir. La repudiationsemble plutöt tenir a la prompt! tude de Fes-prit et a quelrpte passion de l’ame ; le divorcesemble etre une afiaire de conseil.
Le divorce a ordinairement une grande uti-lite politique; et, quant a Fulilite civile, il est
(1) Cela ne signilie pas que la repudiation pourraison de sterilite soit permise dans le cliristiauisme.—(2) Yoyage de Francois Pyrard. On la reprendplutdt qn’une autre , paroeque, dans ce cas, il lautmoins de depenses.—( 3 ) Histoirc de sa conquete ,par Solis,p. 499.
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