LIVRE XVI, CHIP. XI. 22t>
horreurs, les crimes, les perfldi.es, les noir-ceurs, les poisons, les assassinats, que Ja 1 ibertedes femmes fait faire ä Goa et dans les ctablis-sements des Portugals daus les Indes, oü la re-ljgion ne permet.qu’unefeinme, et qui les com-pareront a Finnocence et a la purete des mneurs 'des femmes de Turquie, de Perse, du Mogol,ile la Chine et du Japon, verront bien qu’il estsouvent aussi necessaire de les separer desliommes, lorsqu’on n’en a qu’une, que quandon en a plusieurs.
C’est le climat qui doit decider de ces choses.Que serviroit d’enfermer les femmos dans nospays du nord, oü leurs moeurs sont naturelle-ment bonnes, oü toutes leurs passions sontcalmes, peu actives, peu raffinees, oü l’amoura sur le coeur un empire si regle, que la moin-dre police suffit pour les conduire?
II est heureux de vivre dans ces climats quipermettent qu’on se communique; oü le sexequi a le plus d’agr.eutents semble parer la so-ciete; et oü les femmes, se reseryant aux plai-sirs d’un seul, servent e.ncore a l’amusementde tous.
CH API tr;E XII.
De la pudeur naturelle.
Xo u t e s les nations se sont egalement aecor-dees ä attaclier du mepris ä l’ineontineuce desfemmes: c’est que la nature a parle a toutes lesnations. Elle a etabli la defense, eile a etabii
kspu. düs t.ots. a.
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