LIVRE XIV, CHIP. IV. 169
lois, les iiKEurs (1), et les manieres, memecelles qui paroissent indifferentes , comme ]afaeon de se vetir , sont aujourd’hui en’orientcomme dies etoient il y a milie ans.
CIIAPITRE Y.
Que les nianvnis legislateurs sont ceux qni ont favo-rise les vices du cliihat, et les bous sont ceux quis’y sollt opposes.
Les Indiens eroient que le repos et le neantsont le fondement de toutes clioses et la fuiou eiles aboutissent. 11s regardent donc l’en-tiere inaction-comme l’etal: le plus parfait etl’objet de leurs desirs.Ilsdonnent au souverainEtre(2) le surnom d’immobile. Les Siamoiseroient que la felieite (0.) supreme consiste ä11’etrepoint oblige d’animer une maebine et defaire agir 1111 corps.
Danscespays, oüla chaleur excessive enerveet accable , Je repos est si dellcieux et le mou-vemeiit si penible, que ce Systeme de metarpliysique paroit naturel; et Foe (4) , legisla-
( 1 ) On voit par un fragment de Nicolas de Damas,recueilli par Constautin Porphyrogcnete , que lacoutume etoit ancienne en Orient d’envoyer ctrau-gler un gouvernenr qui deplaisoit :elle etoit.dutempsdes Medes. — ( 2 ) Panamanak. Voyez Ivirclier. —(3) La Loubere, relatiou de Siam, p. 446-—(4) Poeveut reduire le coeur au pur vide. « Nous avons des« yeux et. des oreilles; mais la perfection est de ne« voir ni entendre : une bouebe, des mains, etc.; la
io.