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qui n’est pas raisonnable, et qui leur fait sen-
tir leur servitude au dernier point.
D’ailleurs, pour que le priuce puisse leverun droit si disproporlionne ä la valeur de lachose, il faut rpi’il vende lui-meme la raar-cliandise, et que le peuple ne puisse l’alleracheter ailleurs; ce qui est sujet ä mille incon-venients.
La fraude etant dans ce cas tres lucrative, lapeine naturelle, celle que la raison demande,qui est la confiscalion de la marchandise, de-vient incapable de l’arreter; d’autant plus quecette marchandise est, pour l’ordinaire, d’unprix tres vil. II faut donc avoir recours a desjieines extravagantes et pareilles ä celles quel’on inflige pour les plus grands crimes. Toutela proportion des peines est otee. Des gensqu’on ne sauroit regarder commedesliommesmechants sont punis coinme des scelerats; cequi est la chose; du nionde la plus contraire al’esprit du gouvernement modere.
J’ajoute que plus onmetle peuple en occa-sion de frauder le traitant, plus on enrichitcelui-ci et on appauvrit celui-la. Pour arreterla fraude, il faul donner au traitant des moyensdevexationscxlraordinaires ;et tout est perdu.
CIIAPITRE IX.
D'une mauvaise Sorte d’impöts.
.Nous parlerons en passant d’un impöt etablidans quelques etats sur les diverses clauses