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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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DE lESPEIT DE3. LOIS.

quelles sont respectees , il peut se jnger ensuretc. Lallure generale lui repond de eelle deIons les parliculiers. Quil naitaucune crainte,il ne sauroit croire combien on est porle ä lai-mer. Eh! pourquoi ne laimeroit-on pas ? Il estla source de presque tout ie bien qui se fait; etquasi toutes les punitions sont sur le comptedes lois. Ilne se montre jamais aupeuple qua-vecunyisageserein: sa gloire meine se commu-nique a nous, et sa puissance nous soutient.Une preuve quonlaime, cest que Fon a de laconfiance enlui; et que,lorsquunministre re-fuse, on simagine toujours que le prince auroitaccorde. Meine dans lescalamites publiqucs onnaccuse point sa personne; on se plaint de cequil ignore, ou de ce quil est obsede par desgens corrompus: « Si le prince savoit», dit lepeuple. Ces paroles sont une espece dinvoca-lion,e t mie jireuve de la confiance quon a cn lui.

CHAPITRE XXIV.

Des letlrcs anonymes-

Des Tartares sont obliges de mellre leurnom sur leurs fleches, afin que lon connoissela main dont eiles partent. Philippe de Mace-doine ayant, ete blesse au siege dune rille, outrouva sur javelot: .Aster a porte ce coupmortel ä Philippe (i). Si ceux qui accuseut

(i) Plutarque, OEuvres morales, collal. de quel-rpies histoires romaiues et greetpics, romell, p. 48 1 .