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LIVRE XII, CHIP. XVII.
peuples que nous connoissons, parcequ’elle youvriroitla porte ä tous les crimes.
La loi qui ordonne dans plusieurs ctats, souspeine de la vie , de reveler les conspiralionsauxquelles meme on n’a pas trempe, n’estguere moins dure. Lorsqu’on la porle dans legouvernement monarchique, il est tres con-venable de la restreindre.
Elle n’y dolt etre appliquee dans toute saseverite qu’an crime de lese-majeste au pre-mier chef. Dans ces elats, 11 est tres importantde ne point confondre les differcnts cliefs dece crime.
Au J'apon, oü les lois renversent loutes lesidees de la raison liumaine , le crime de non-revelation s’applique aux cas les plus ordi-n’aires.
Une relation(i)nous parle de deux demoi-selles qui furent enfermees jusqu’a la mortdans un coffre lierisse de pointes, l’une, pouravoir eu quelque intrigue de galanterie; l’au-tre, pour ne l’avoir pas revelee.
CHAPITRE XVIII.
Combien il est dangereux, dans les republiques, detrop punir le crime de lese-majeste.
Qu and une republique est parvenueäde-truirc ceux qui voiiloient la renverser, il faut
(i) Recueil des voyages qni ontservi a l’etablisse-ment de la compagnie des/indes, p. 4^3,1. Y, part. II.
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