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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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117
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rivr.E xn, chap. xm. uj

Auguste et Tibere y attacberent pourtantla peine de ce crime (i); Auguste,ä Poccasionde certaiiis ecrits 1 aits con tre des homines et desfemmes illustrcs; Tibere, ä cause de ceux quilcrut faits con tre lui. Rien ne fut plus fatal a laliberle romaine. Cremutius Cot'dus futaccuseparceque dans ses annales il avoit appele Cas-sius le dernier des Romains (2).

Les ecrits satyriques ne sont guere eonnusdans les etats despotiques , 011 labattementdun eöte ,et lignorance de Pautre,ne dönnentni le latent ni la volonte den faire. Dans lademocratie 011 ne les empecbe pas , par laraison meine qui, dans le gouvernement dunseid , les fait defendre. Comme ils sont ordi-nairement composes conlre des genspuissants,ils flatlent dans la democratie la malignite dupeuple qui gouverne. Dans la monarchie, onles defend; mais on en fait plutot un sujet depolice que de crime : ils peuvcnt amuser lamalignite generale, consoler les mecontents,diminuer Ienvie eontre les places , donner aupeuple la patience de soulfrir, et le faire rirede ses souffrances.

Laristocratie est le gouvernement qui pros-erit le plus les ouvrages satyriques. Les ma-gistrats y sont de petits souverains, qui nesont pas assez grands pour me|)riser les in-

(1) Tacite, Annales, liv. I. Cela Continua sous lesregnes suivanls. Voyez la loi preniiere, au Code defamos. libellis.-^-{i) Tacite, Annales, liv. 1 Y.rsra. dp.s lois. 2. 11