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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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80
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8o BE 1 ,eSPBIT BES LOTS.

« un geste; et, sil Be 1eiit pas fait, cefte ril-lt publique , quaujonrdhui nons soutenons ä« peiue, nous ne laurions plus. »

Dunaulre cöte le Senat avoil le pouvoir (To-ter, pour ainsi dirc , la republique des mainsdupeuple par la creation dun dictateur', de-vant lequel le souverain baissoit la tete , etles lois les plus populaires resloient dans le si-lence ( 1 ).

CHAPITRE XVII.

De la puissance executrice dans la meine republique.

S i le peuple fut jaloux de sa puissance legis-lative , il le fut moins de sa puissance execu-Iriee: il la laissa presque tout entiere au Senatet aux consuls , et il ne se reserva guereque ledroit delire les magistrats et de conlirmer lesacles du Senat et des gendraux.

Rome,dont la passion etoit decommander,dont fambilion etoit de tout soumettre , quiavoit toujoursusurpe, qui usurpoit encore,avoit continuellement de grandes affaires; sesennemis conjuroient contre eile , ou eile con-juroit contre ses ennemis.

Obligee de se conduire dun cöte avec uncourage lieroique , et de lautre avec une sa-gesse consommee, letat des cboses demandoitque le Senat eüt la direction des affaires. Le

(i) Comme celles qui permettoient dappeler aupeuple des ordonnauces de tous les magistrats.