8o BE 1 ,’eSPBIT BES LOTS.
« un geste; et, s’il Be 1’ei‘it pas fait, cefte ril-lt publique , qu’aujonrd’hui nons soutenons ä« peiue, nous ne l’aurions plus. »
D’unaulre cöte le Senat avoil le pouvoir (To-ter, pour ainsi dirc , la republique des mainsdupeuple par la creation d’un dictateur', de-vant lequel le souverain baissoit la tete , etles lois les plus populaires resloient dans le si-lence ( 1 ).
CHAPITRE XVII.
De la puissance executrice dans la meine republique.
S i le peuple fut jaloux de sa puissance legis-lative , il le fut moins de sa puissance execu-Iriee: il la laissa presque tout entiere au Senatet aux consuls , et il ne se reserva guereque ledroit d’elire les magistrats et de conlirmer lesacles du Senat et des gendraux.
Rome,dont la passion etoit decommander,dont fambilion etoit de tout soumettre , quiavoit toujoursusurpe, qui usurpoit encore,avoit continuellement de grandes affaires; sesennemis conjuroient contre eile , ou eile con-juroit contre ses ennemis.
Obligee de se conduire d’un cöte avec uncourage lieroique , et de l’autre avec une sa-gesse consommee, l’etat des cboses demandoitque le Senat eüt la direction des affaires. Le
(i) Comme celles qui permettoient d’appeler aupeuple des ordonnauces de tous les magistrats.