76 DE l’eSPRIT DES LOIS.
Alnsi, quand les plebeiens eurent obtenu ledroit de jüger les patrieiens, ce qui commencalors de l’affaire de Coriolan (1), les plebeiensvoulurent les juger assembles par tribus (2),et non par ccnturies ; et, lorsqu’on etabliten faveur du peuple les nouvelles magistra-tures Hl) de tribuns et d’ediles , le peuple ob-tint qu’il s’assembleroit par curies pour lesnommer; et quand sa puissance fut affcrmie,il obtint (4) qu’ils seroient nommes dans uneassembleepar tribus.
CHAPITRE XV.
Comnient, (Inns lY'tat florissant de la repnblique,Rome perdit tout ä coup sa liberte.
13 an s le feu des disputes enlre les patrieienset les plebeiens, ceux-ei dem anderem que l’ondonnät des lois fixes , afin que les jugementslie fussentplus l’effetd’n ne volonte capricieuse011 d’un pouvoir arbitruire. Apres bien des re-sistances, le senat y acquiesca. Potir composerces lois on noinma des decemvirs. On crutqu’011 devoil lern- accorder un grand pouvoir,parcequ’ils avoienlä donner des lois a des par-tis qui etoient presque incompatibles. On sus-pendit la noiuination de tous les magistrals;
(1) Detrys d’llalicarnasse, liv. VII.—(2) Coutrel'ancieu usagc, ccmmie ou le voit dans Deuys d’Ha-Hearnas.se, liv. V, p. 320 .—( 3 ) Liv. VI, p. 410 et4 11.—(/,) I.iv. IX, p. GoS.