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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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/|8 DE lf.SPRIT DES LOIS.

qui ne dure quautant que'la necessite le re-quiert.

De cette facon la puissanee de juger, si ter-rible parmi les homtftes, netant attachee ni äun certain elat ni ä wie certaine profession,devient pour ainsi dire invisible et nulle. On *na point continuellement des juges devant lesycux, et lon craint la magistrature et non pasles Magistrats.

II laut meme que, dans les grandes accusa-tions, le criminel, concurremment avec la loi,se elioisisse des juges, ou du inoins quil en.puisse recuser un si grand nombre que ceuxqui rcstent soient eenses etre de son choix.

Les deux autres pouvoirs jiourroientplutotetre donnes ä des Magistrats ou ä des eorpspermanents, parcequils ne sexercer.l sur au- *run particulier, netant lun que la volonte ge-nerale de lelat, et lautre que lexccution decette volonte generale.

Mais, si les tribunaux ne doivenl pas etrefixes, les jugeMents doivent letre äun tel pointquils ne soient jawais quun texte pi'eeis de laloi. Sils etoient une opinion particuiiere dujuge, onvivroit dans la societe sans savoir pre-cisement les engagements que Fon y contracte.

II taut meme que les ju es soient de la con-dition de Faccuse, ou ses pairs, pour quil ne Jpuisse pas se nieltre dans lesprit quil soittombe entre les mains de gens porles a lui faireviolence.

Si la puissanee legislative laisse ä lexecu-s