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qui ne dure qu’autant que'la necessite le re-quiert.
De cette facon la puissanee de juger, si ter-rible parmi les homtftes, n’etant attachee ni äun certain elat ni ä wie certaine profession,devient pour ainsi dire invisible et nulle. On *n’a point continuellement des juges devant lesycux, et l’on craint la magistrature et non pasles Magistrats.
II laut meme que, dans les grandes accusa-tions, le criminel, concurremment avec la loi,se elioisisse des juges, ou du inoins qu’il en.puisse recuser un si grand nombre que ceuxqui rcstent soient eenses etre de son choix.
Les deux autres pouvoirs jiourroientplutotetre donnes ä des Magistrats ou ä des eorpspermanents, parcequ’ils ne s’exercer.l sur au- *run particulier, n’etant l’un que la volonte ge-nerale de l’elat, et l’autre que l’exccution decette volonte generale.
Mais, si les tribunaux ne doivenl pas etrefixes, les jugeMents doivent l’etre äun tel pointqu’ils ne soient jawais qu’un texte pi'eeis de laloi. S’ils etoient une opinion particuiiere dujuge, onvivroit dans la societe sans savoir pre-cisement les engagements que Fon y contracte.
II taut meme que les ju es soient de la con-dition de Faccuse, ou ses pairs, pour qu’il ne Jpuisse pas se nieltre dans l’esprit qu’il soittombe entre les mains de gens porles a lui faireviolence.
Si la puissanee legislative laisse ä l’execu-s