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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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LIVRE XI, CHAP. VI. 47

srrncc de juger, ilpeut detruire ehaque citoyenpar ses volontes particulieres.

Toute la puissance y est une; et, quoiquilny ait point de pompe exterieure qui decou-vre un prince despotique, on le seilt ä ehaqueinstant.

Aussi les princes qui ont voulu se rendredespotiques ont-ils toujours commence parreunir en leur personne toutes les magistra-lures, et plusieurs rois dEurope toutes lesgrandes charges de leur »5tat.

Je crois bien que la pure aristocratie here-ditaire des republiques dl talie ne repond pasprecisement au despotisine de FAsie. La mul-tilude des magistrats adoucit quelquefois lamagistrature ; tous les nobles ne coneourentpas toujours aux meraes desseins; on y formedivers tribunaux qui se temperent. Ainsi, äYenise, le grand-conseil a la legislation , lepregadi Fexecution, les quaranties le pouvoirde juger. Mais le mal est que ces tribunauxdifferents sont formes par des magistrats dumeine corps; ce qui ne fait guere quune meinepliissanre.

Jja puissance de juger ne doit pas etre don-nee ä un senat permanent, mais exercee pardes personnes tirees du corps du peuple (i)dans certains temps de lannee, de la maniereprescrite par la loi, pour former un tribunal

(i) Comme ä Athenes.