T.IVRE X, CHAP. XI. 2 Q
cequ’un peuple connoit, ahne et defend tou-jours plus ses inoeurs que ses lois.
Les Francais ont etc chasses neuf fois del’Italie, ä cause, disent les liistoriens (i), deleurinsolence al’egard des femmes etdesfilles.C’est trop pour une nation d’avoirä souffrirla fierte du vainqueur, et encore son incon-tinence, et encore son indiscretion, sans douteplus fächeuse, parcequ’elle multiplie ä l’inliniles outrages.
CHAPITRE XII.
D ünn loi de Cyrus.
J e ne regarde pas eomme une bonne loi celleque fit Cyrus pour que les Lydiens ne pussentexercer que des professions viles ou des pro-fessions infames. On va au plus presse; onsonge aux revoltes , et non pas aux invasions.Mais les invasions viendront bientöt; les deuxpeuples s’unissent, ils se corrompent tous lesdeux. J’aimerois mjeux maintenir par les loisla rudessc du peuple vainqueur, qu’entretenirpar eiles la mollesse du peuple vaincu.
Aristodeme, tyran de Curnes ( 2 ), cherchaä enerver le courage de la jeunesse. II voulutque les garcons laissassent croitre leurs che-veux comme les filles; qu’ils les ornassent defleurs , et portassent des robes de differentes
(1) Parcourez l’histoire de l’umvers, parM. Puf“fendorff.—(2) Denys d’Halicarnasse, liv. VIII.