28 DE l’ ESPRIT DES LOIS.
peuples vaincus commcon fait ses aneiens su-jels, l’etat seroit perdu ; ce que les provineesconquisesenverroientde tributs alacapitaleneleur reviendroit plus; les frontieres seroientruinees , et par consequent plus foibles ; lespeuples en seroieut mal affectionnes, la sub-sistance des armees qui doivent y rester et agirseroit plus precaire.
Tel est l’ctat necessaire d’une monarebieconquerante; uu luxe aff'reux daus la capitalr,la misere daus les provinees qui s’en eloignent,l’abondance aux extremitrs. II en est conunede notre planete ; le feu est au cenlre, la ver-dure ä la surlace, une terre aride , froide etsterile, entre les deux.
CHAPITRE X.
D’une monarchie qui conquicrt une autre mouarchie.
Quei.quefois une monarchie en conquicrtune autre. Plus celle-ci sera petite, mieux onla contiendra par des forteresses ; plus eilesera grande, mieux on la conservera par descolonies.
CHAPITRE XI.
Des raoeurs du peuple vaineu.
Dans ces eonqüetes il ne suffit pas de laisseta la uation vaincue ses lois; il est peut-etroplus necessaire de lui laisser ses moeurs , par-