I. T V R F. X, CHIP. VI. 9.5
Hannon n’auroit jamais pu persuader auSenat de ne point envoyerde secours ä Annibals’d n’avoit fait parier qne sa jalousie. Ce Senat,qu’Aristote nous dit avoir ete si sage (choseque la prosnerite de cette republique nousprouve si bien), ne pouvoit etre determine quepar des raisons sensees. II auroit fallu etretrop stupide pour ne pas voir qu’une armee,a trois Cents lieues de lä, faisoit des pertes ne-eessaires qui devoient etre reparees.
Le parti d’Hannon vouloit qu’on livrät An-nibal aux Romains (i ). On ne pouvoit pouriors craindre les Romains, on craignoit doneAnnibal.
On ne pouvoit eroii’e, dit-on, les succesd’Annibal: mais commcnt endouter? Les Car-thaginois, repandus par toute la terre, igno-roient-ils ce qui se passoit en Italic ? C’est;parcequ'ils ne l’ignoroient pas qu’on ne vou-loit pas envoyer de secours ä Annibal.
Hannon devient plus ferme apres Trebie,apres Trasimcne, apres Cannes : ce n’est pointson incredulite qui augmente, c’est sa crainte.
C IIA P I T R E V 11.
Continualion du meme sujet.
I l y a encore im inconvenient aux conquet.esfaites par les democraües.Leur gouvernement
(i) Hannon vouloit livrer Annilial aux Romains,comrae Gatou vouloit qu'on livrät Cesar auxGaulois.
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