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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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I. T V R F. X, CHIP. VI. 9.5

Hannon nauroit jamais pu persuader auSenat de ne point envoyerde secours ä Annibalsd navoit fait parier qne sa jalousie. Ce Senat,quAristote nous dit avoir ete si sage (choseque la prosnerite de cette republique nousprouve si bien), ne pouvoit etre determine quepar des raisons sensees. II auroit fallu etretrop stupide pour ne pas voir quune armee,a trois Cents lieues de, faisoit des pertes ne-eessaires qui devoient etre reparees.

Le parti dHannon vouloit quon livrät An-nibal aux Romains (i ). On ne pouvoit pouriors craindre les Romains, on craignoit doneAnnibal.

On ne pouvoit eroiie, dit-on, les succesdAnnibal: mais commcnt endouter? Les Car-thaginois, repandus par toute la terre, igno-roient-ils ce qui se passoit en Italic ? Cest;parcequ'ils ne lignoroient pas quon ne vou-loit pas envoyer de secours ä Annibal.

Hannon devient plus ferme apres Trebie,apres Trasimcne, apres Cannes : ce nest pointson incredulite qui augmente, cest sa crainte.

C IIA P I T R E V 11.

Continualion du meme sujet.

I l y a encore im inconvenient aux conquet.esfaites par les democraües.Leur gouvernement

(i) Hannon vouloit livrer Annilial aux Romains,comrae Gatou vouloit qu'on livrät Cesar auxGaulois.

3 .

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