aa de e’esfrit des eois.
destructrice ? Un gouvernement parvenu aupoiut oü il ne peut plus se reformer lui-meme,que perdroit-il ä etre refondu? Un conque-rant qul entre cliez un peuple oü, parniillel'iises et mille artifices, le riclie s’esl insensi-blement pratique une infinite de moyens d’u-surper; oü le malheureux qui gemit, voyantee qu’ii croyoit des abus devenir des lois , estdans l’oppression , et croit avoir lort de lasentir;un conquerant, dis-je, peut deroutertout, et la tyrannie sourde est la premiereehose qui souffre la violence.
On a vu, par exemple, des etats opprimespar les trailants etre soulages par le conque-rant, qui n’avoit ni les engagements ni lesBesoins qu'avoit le prince legitime. Les abusse trouvoient corriges sans mtme que le con-querant les corrigeät.
Quelquefois la frugalite de la nation con-querante l’a mise en etat de laisser aux vain-cus le necessaire , qui leur etoit ote sous leprince legitime.
Une conquete peut dctruire les prejugesnuisibles, et meltre, si j’ose parier ainsi, uncnation sous un meilleur genie.
Quel bien les Espagnols ne pouvoient-iispas faire aux Mexicains ! Ils avoient ä lcurdonner une religion douce ; ils leur apporte-rcnt une Superstition furieuse. Ils auroient purcndre libres les esclaves; et ils rendirent es-claves les hommes libres. Ils pouvoient leseclairer sur Tabus des sacrificcs buipains ; au.