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[2.] De l'Esprit Des Lois 2 (1803)
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i/ ( DF. i.f.spsit des 10IS.

qui, en partant de rhez eile, regarde la gloirecomme le souverain bien , et, dans les payseloignes, comme un obslacle ii son retour; quiindispose par ses bonnes qualites meines, par-cequelle paroit y joindre du mepris; qui ]ieutsupporterles blessures,les perils, lesfatigues, '

et non pas la perte de ses plaisirs ; qui naimerien tant t|ue sa gaiete, et se console de la pertedune bataille lorsquelle a chante le general ;nauroil jamais ete jusquau bout dune enlre-prise qui ne peut manquer dans un pays sansmanquer dans tous les autres, ni manquer unmomenl sans manquer pour toujours.

CHAPITRE VIII.

Cas oii la force defensive d'un etat est inferieure t

ä sa force offensive. ^

0 ii t o i t le mot du sire de Coucy au roiCharles V,« que les Anglais ne sont jamais si« foibles ni si aises ä vaincre que chez eux. vCest ce quon disoit des Romains jcest ce que-prouverent les Carthaginois; cest ce qui arri-vera a toute puissance qui a envoyc au loindes armees pour rcunir, par la force de la dis-cipline et du pouvoir militaire, ceux qui sontdivises chcz cux par des intcrcls politiques oucivils. Lclat se trouve foible a cause du malqui reste toujours ; et il a clc encore affoiidipar le remcilc.

La rnaxime du sire de Coucy est tute excep-lion a la regle generale qui vcut quon ncu-