LIVRE IX, CHAP, III. Q
möme necessaire dans larepublique föderative.Elle manque dans la Constitution germanique,oü eile previendroit les mallieiirs qni y peuven tarriver a tous les membres par 1’imprudeiice,l’ambition ou l’avarice d’un seul. Une repu-Llique qui s’est unie par une confederationpolitique s’est donnee entieve, et n’a plus rienä donuer.
II est difficile que les etats qui s’associentsöient de nieme grandeur et aient une puis-sanee egale. La republique desLyciens (i)ö toitune assaciation de vingt-lrois villes : les gran -des avoient trois voix dans le conseil commun;les mediocres , deux; les petites, une. La rö-publique de Hollande est composee de septprovinces, grartdes ou petites, qui on t chaeuneune voix.
Les villes de Lycie (a) payoient les ehargesselon la proportton des suftrages. Les pro-vinces de lJollande ne peuvent suivre cetteProportion; il faut qu’elles suivent celle deleur puissance.
En Lycie fi), les juges eiles magistrats desvilles etoient ölus par le conseil commun etselon la proportion que nous avons dite. Dans1a, republique de Hollande, ils ne sont pointeins par le conseil cominun, et cliaque villenomine ses magistrats. S’il lalloit donner unmodele d’une belle re:.-ublique föderative, jeprendi ois la republique de Lycie.
(i) Strabon, liv. "SIY.—-( 2 ) Ibid. —(3) Ibid.rsra, des w j, 2. 2