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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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209
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DE if.SPSIT DES LOIS. 9.0q

k II ose avancer que de vcritables ehretiens ne« formeroient pas on «tat qni put subsister.« PourquoL non? Ce seroient des ciloyens in-(t finiment eclaires sur leurs devoirs et qui an-« roient un tres grand zele pour les remplir:11 ils sentiroient t.res bien les droits de la defense« naturelle. Plus ils croiroient devoir ä la reli-11 gion, plus ils penseroient devoir a la patric.11 Les principes du christianisine bien gravesn dans le coeur seroient infiniment plus fortsb que ce faux honneur des monarchies, cesb vertus humaincs des republiqbes , et cel te«crainte servile des etats despotiques.

b II est etonnant que cc grand horame naitn pas su distinguer les ordres pour letablisse-« ment du christianismedavccle christianisme11 meine, et quon puisse lni imputer davoir(i meconnu Pesprit de sa propre reiigion. Lors-n que/le legislateur, au lieu de donner des lois,« a donne des conseils, c'est quil a vu que ses11 conseils , sils etoient ordonnes comme des0 lois, seroient contraires a lespril de ses lois.»Qua -t-on fait pour Öler ä lauteur ia gloiredavoir combattu ainsi lerreur de Bayle? Onprend le chapitre (i) snivant, qui na rien afaire avec Bayle, « Les lois humaines, y est-il«dit, faites pour parier ä Pesprit, doiventB donner des preceptes et point de conseils; lan reiigion , faite pour parier au coeur, doit11 donner beaucoup de conseils et peu de pre-

(1) Cest le ch. TU du liv. X^IT,

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