DE i’f.SPSIT DES LOIS. 9.0q
k II ose avancer que de vcritables ehretiens ne« formeroient pas on «tat qni put subsister.« PourquoL non? Ce seroient des ciloyens in-(t finiment eclaires sur leurs devoirs et qui an-« roient un tres grand zele pour les remplir:11 ils sentiroient t.res bien les droits de la defense« naturelle. Plus ils croiroient devoir ä la reli-11 gion, plus ils penseroient devoir a la patric.11 Les principes du christianisine bien gravesn dans le coeur seroient infiniment plus fortsb que ce faux honneur des monarchies, cesb vertus humaincs des republiqbes , et cel te«crainte servile des etats despotiques.
b II est etonnant que cc grand horame n’aitn pas su distinguer les ordres pour l’etablisse-« ment du christianismed’avccle christianisme11 meine, et qu’on puisse lni imputer d’avoir(i meconnu Pesprit de sa propre reiigion. Lors-n que/le legislateur, au lieu de donner des lois,« a donne des conseils, c'est qu’il a vu que ses11 conseils , s’ils etoient ordonnes comme des0 lois, seroient contraires a l’espril de ses lois.»Qu’a -t-on fait pour Öler ä l’auteur ia gloired’avoir combattu ainsi l’erreur de Bayle? Onprend le chapitre (i) snivant, qui n’a rien afaire avec Bayle, « Les lois humaines, y est-il«dit, faites pour parier ä Pesprit, doiventB donner des preceptes et point de conseils; lan reiigion , faite pour parier au coeur, doit11 donner beaucoup de conseils et peu de pre-
(1) C’est le ch. TU du liv. X^IT,
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