I '[O DE I,’eSPUIT DES I.OIS.
Iragedies (i). C’etoienL des imprudences bienprecipitces. II commenca a venger )es crimesdomesliques avant d’etre arrive au palais, etarevoller les esprits avant d’etre le maitre.
II fit creverles yeux ä Bernard, x'oi d’Italie,son neveu, qui eloit venu implorer sa cle-menee, et qui mourut quelques jours apres:cela multiplia ses ennemis. La crainte qu’il eneulle determina a faire tondre ses freres: celaen augmenta cncore le noinbre. Ces deux der-nicrs articles lui furent bien reproches (a): onne manqua pas de dire qu’il avoit violc sonserment et les promesses solennelles qu’il avoitfaites ä son pere le jour de son couronne-meut (3).
Apres Ia-mort de l’imperatrice Ilirmcngarde,dont il avoit trois enfanls, il epousa Judith:il en eut un fils ; et bientot, melaut les com-plaisances d’un vieux mari avec loutes les foi-blesses d’un vieux roi, il mit un desordre danssa famille qui entraina la clnlte de la monar-chie.
Il changea sans cesse les partages qu’ilavoit faits a ses.enfants. Cependant ces par-
( 1 ) L’auteur incertain de la vie deLouis-le-Debou-liaire, dans le recueil de Ducliesne, lome II, p. 2 p 5 .— ( 2 ) Voyez le proces-verbal de sa degradation,dans le recueil de Ducliesne, tome II, ]>. 3153.—“(3) 11 lui ordonua d’avoir pour ses soeurs, ses freres,el ses neveux, iine clcmence sans bornes, imlefi -cienlem misericordiam. Tegau, dans le recueil deDucliesne, tome II, p. 27 G.