I?i.'i T>F, t/f. SPRIT DES I.OIS.
pure et simple, et on s’eloigna de l’ancienne
conslitulion.
Pepin, se sentant pres de sa fin, convoquales Seigneurs ecclcsiasliques el laiques ä Saint-Denys(i), qtpartagea son royaume ä ses deux/lils, Charles et Carioman. Tvous n’avons pointles actes de cette usseinblee: mais on trouve eequi s’y passadans l’autenr de 1’ancienrie Collec-tion historique misc au jour par Canisius ( 2 },et celui desannales de Metz, comrne Fa remar-que (3) Bl. Baluze. Et j’y vois deux choses enquelque facon contraires, qu’il Fit lc partagedu eonsenleineut des gramls, et ensuile qu’illefitparun droit paternel. Celaprouve ceqnej’ai dit, que le droit du penplc, dans cette race,etoit d’elire dans la famille : c’eloit, a propre-ment parier, plutöt un droit d’exciure qu’undroit d’elire.
Cette espece de droit d’election se trouveconfirmee par les monumcnts de la seconderace. Tel est ce capitulaire de la division deFempire que Charieniagne lait entre ses Iroismfants, oü, apres avoir foi’nie leur partage,il dit (4) que, « si un des trois freres a un lils« tel que lepeuple veuille Felire pour qu’il suc-« cede au royaume de son pere , ses onclcs y« coiisentiront.»
Cette meme disposition se trouve dans le
1 (1) L’an 7fiS.—(2) Toni. II, Lecliones antiquie.—
( 3 ) lidit. des capilul. tome I, p. 188. — (4) Dans lecapitul. I de Fan 80(1, cdit. de ttaluze, p. 4 >[). art.