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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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LIVRE XXXI, CH AP. XVI. iül

dlnaires, est peut-etre plus remarquee aujour-dhui quelle ne le fut dans le tcmps meinequelle arriva.

Les rois navoient point dautorite, mais ilsavoient un nom; le titre de roi eloit heredi-taire, et celui de maire etoit electif. Quoiqueles maires, dans les derniers teinjis, eusscntmis sur le tröne celui des Merovingiens quilsvouloient, ils navoient point pris de roi dansune autre famille; et lancienne loiqui donnoitla couronne ä une certaine famille netoit pointeffacee du coeur des Francs: la personne du roietoit presque inconnue dans la monarchie;mais la royaute ne Fetoit pas. Pepin, fds deCharles-Martel, crut quil etoit ä propos deconfondre ces deux titres; confusion qui lais-seroit toujours de lincertitude si la royautenouvelle etoit liereditaireou non; et cela suffi-soit ä celui qui joignoit äla royaute une grandepuissance. Pour lors Fautorite du maire futjointe ä Fautorite royale. Dans le melange deces deux autorites, il se fit une espece de con-ciliation. Le maire avoit ete electif, et lc roihereditaire. La couronne, au commenccmentde la seconde race, fut eleclive, parceque lepeuple choisit; eile fut hereditaire, parcequilchoisit toujours dans la meme famille (t).

(i) Yoyez'le testainent de Charlemagne, et le par-tage qne Louis-le-Debonnaire fit a ses enfants, danslassemblee des etats tenne a Quierzy, rapportee parOoldasle : Quem populus eligere velit, ut patri suosuccedat inregui liaereditate.