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[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
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relles enlre les seigneurs et les (ivüques, lesgentilsliommcs et les abbes; et il falloit qu’onpressät vivement les ecclesiastiqties, puisqu’ilsi'urent obligds de se mettre sous la protectionde certaiiis seigneurs qni les döfendoient pourun momciit, et les opprimoient aprcs.

Doja une meilleure police, qui s’etablissoitdans le cours de la troisienie race, permettoitau.x ecclesiastiques d’augmenterleurbien. Lescalvinistes parurent, et lirent battre de la mon-iioie de tout ce qui se trouva d’or et d’argentdans les eglises. Comment le clerge auroit-ilete assurti de sa fortune? il nel’etoitpas de sonexistence; il traitoit des matieres de contro-verse, etl’onbruloit ses arcliives. Que servit-il de redemander äune noblesse toujours rui-nec ce qu’elle n’avoit plus, ou ce quelle avoithypotlieque de mille manieres ? Le clerge a tou-jours acquis, il a toujours rendu, et il acquiertencore.

CHAP1TRE XI.

Etat de l’Europe du teiups de Cliarles-Martel.

Ch a b le s-M art e i. , qui entreprit de de-]>ouiller le clerge, se trouva dans les circon-slances les plus lieureuses. 11 eloit craint et ai-nic des gens de guerre, et il travailloit poureux; il avoit ie pretexte de ses guerres contreles Sarrasins (i); quelque liat qu’il lut du cler-

(i) Yoyez les Auuales de Metz.