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d’autres rois suivirent cet exemple; et, pourreinetlresans peril lecommandementen d’au-tresmains, ils le donnerent a plusieurs cltefsou dues(i).
On en vit naitre des inconv^nients sansnombre : il n’y eut plus de diseipline, on nesut plus obeir ; les armees ne furent plus fu-nesles qu’a leur propre pays; elles dtoient cliar-gees de depouilles avant d’arriver cliez les en-nemis. On trouve dans Gregoire de Tours unevive peinture de lous ces niaux ( 2 ). « Comment«pourrons-nous obtenlr la victoire , disoit« Gontran (3), nous qui ne conservons pas ce« que nos peres ont acquis? notre nation n’est« plus la meine... » Cliose singuliere! eile etoitdans la decadence des le temps des petits—fllsde Clovis.
II etoit donc naturel qu’on en vint a faire unducunique; un dnc qui eilt de l’autorile surcette multitude infinie de seigneurs et de leu-des qui ne connoissoient plus leurs engage-mcnts ; un due qui retablit la diseipline mili-
( 1 ) Quelquefois au nombre de vingt. Yoyez Gre-goire de Tours, liv. V, eil. XXVII; liv. VIII, cli.XVIII et XXX ; liv. X , eh. III. Dagobert, qui n’a-voit poiut de maire en Ilourgogne, eut la meinepolitique, et envoya contre les Gascous dix ducs ,et plusieurs coiüles-qui n'avoient poiut de ducs surcux. Clironique de Fredegaire, cb. LXXVIIl, surlau 636.—( 2 ) Gregoire de Tours, liv. VIII, cli.XXX; et liv. X, cb. III. lUd. liv. VIII,eh. XXX.—(3) lbid.
espr. ufs eois. S. 10