LIVRE XXXI, CHIP. IV. io3
dinairc : mais , independamment des circon-slances ou l’on se trouvoir, je rröis que lesFrancs üroient a cet egard leurs idues de bienloin.
Ils etoient descendus des Gevmains , dont| Tacile dit que, dans le choix deleur roi, ils se] determinoient par sa noblcsse(i), et, dans leclioix de leur cbef, par sa vertu. A'oilä les roisde la premiere race, et les maires du palais - tles premiers etoient liereditaires, les secondsetoient electit's.
On ne pent douter que ces princes qui, danslassemblee de la nation , sc levoient et se pro-jiosoient pour cliefs de quelque entreprise a| tous ceux qui voudroient les suivre , ne reu-j nissent pour la plupart dans leur personne etl aiitorite du roi et la puissance du maire. Leur| lioblesse leur avoit donne la royaute ; et leur| vertu, les faisant suivre par plusieurs volon-tairesqui les prenoient pour cliefs, leur don-noitla puissance du maire. C’est par la digniteroyale que nqs premiers rois furent a la teledes tribunauxeldesassemblees, et donnerentdes lois du consentement de ces assemblees :c’est par la dignite de duc ou de clief qu’ils li-rent leurs expeditions et coinmanderent leursarmees.
i f Pour connoitre le genie des premiers Francsj äcet egard , il n’y a qu’a jeler les yeux sur la
(F Reiies ex uoliilitatc, duces ex virtute, sumunt.
Dt
liioribus Germ.