Druckschrift 
[5.] De l'Esprit Des Lois 5 (1803)
Entstehung
Seite
75
Einzelbild herunterladen
 

I.IVRF. XXX, CTrAP. XXIV. 7.*»

tion. La lettre de S. Remi a Clovis, sur Inquelleil se fonde (i), nest quune felicitation surson avenement ä la couronne. Quand lobjetdunccrit est connu, pourquoi lui en donnerun qui ne Fest pas ?

Clovis, sur la fin de son regne, fut fait con-sul par lempereur Anastase: mais tpiel droitpouvoit lui donner une autorite simplementannale? 11 y aapparenee, dit M. labbe Dubos,que, dans le memc diplome, lempereur Anas-tase fit Clovis proconsul. Et moi je dirai quily a apparence quil ne le fit pas. Sur un faitqui nest fonde sur rien, lautorile de celui quilenie est egale ä lautorite de celui qui lalle-gue. Jaimeme une raison pourcela. Gregoirede Tours , qui parle du consulat, ne dit riendu proconsulat. Ce proconsulat nauroit eiemime que denviron six mois. Clovis mourutun an et demi apres avoir ete fait consul : ilnest pas possible de faire du proconsulat uneCharge liereditaire. Enfin, quand le consulat,et si Ton veilt, le proconsulat, lui furent don-ncs, il eloit deja le maitre de la monarchie, etUms sesdroits etoient etabJis.

La seconde preuve que M. labbe Dubosallegue, cest la cession failepar TeinpereurJustinien aux enfants et anx ]>etits-enfants deClovis de tous les droits de lempire sur lesGaules. Jaurois bien des eboses a dire surcette cession. On peut juger de riin|)ortance

(i) Tome II, liv. III, cli. XVIII,p. ajo.