2^4 DE dESPRIT RF, S 1,0 IS.
de 1’honneur, celles de la morale, et celles dela religion.
II esl rare qu’il faille defendre une cliose qnin’est pas mauvaise, sous pretexle de quelqueperfertion qu’on imsgine.
II faut dans les lois nne cerlaine candeur.Faites pour punir la meclianccte desliomines,dies doivent avoir elies-memes la plus grandeinnocence. On peut voir dans la loi (i) dosWisigotlis ceLte requete ridicule parlaqnelleon fit obliger les Juifs a mangcr toutes les clio-ses apprelees avecdu coclion, pourvu rju’ils nemangeassent pas du coclion meine. C’etoit nnegrande cruaule; on les soumettoil ä une loicontraire a la leur; on ne leur laissoit garderde la leur que ce qui pouvoit etre un signepour les reconnoilre.
CHAPITRE XVII.
RIauvaise maniere de donner- des lois.
Lf.s empereurs romains manifestoient, com-me nos princes, leurs volontes par des decretset des edits: mais ce que nos princes ne fontpas, ils permirent que les juges ou les particu-liers, dans Jenes differents, les interrogeassentparlettres; et leurs reponses etoient appeleesdes rescripts. Les decretales des papes sont, apropremenl parier, des rescripts. On sentque c’est une mauvaise Sorte de legislation.
(i) Liv. XII, tit. II, §. 16.
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