LIVRE XXIX, CHAP. TX. ?. 3 f)
de ce qu’il n’y avoit point de loi eivile a Romecontre ceux qui se tuoicnt eux-memes. Maislorsque les empereurs (levinrent aussi avaresqu’ils avoicnt eie cruels, ils ne laisserent plusa ceux dontils vouloient se defaire le moyen• de conserver leurs biens, et ils deciarerent quece seroit un crime de s’oter la vie par les re-mords d’un autre crime.
Ce cjue je dis du motif des empereurs est sivrai, qu’ils consentirent que les biens (i) deceux qui se seroieul tues eux-memes ne fussentpas confisques, lorsque le crime pour lequelils s’ctoient lues n’assujettissoit point a lä con-liscation.
CH API TR E X.
Que les lois qui paroissent contraires deriventquelquefois du meine esprit.
0 k va aujourd’hui dans la maison d’un liom-me pour Cappeler en jugeinent: cela ne pou-voit se faire cboz les ( 2 ) Romains.
L’appel en jugcmcnt etoit une aclion vio-lcnle (3) et comme une espece de conlraintepar corps (/j); et on ne pöuvoit pas plus aller
(1) ttesci'ipl de rempereur Pie, dans la loi III,§• 1 et 2, ff. de bonis eorum (jui ante srntenliammortem sibi conscivcrunt. —(2) I.eg. K V III, ff. dein ]ns'Vocando. —( 3 ) Yoyez la loi des douze tables.—( 4 ) Kapit iu jus. Horat. sat. IX, liv. I. C'est pourcela qu’op ue pouvoit appeler enjugemeul ceux kqui ou devoit un certain rcspect.