LIVRE XXIX, CIIAP. VIII.
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CIIAPITRE VIII.
Que les lois qui paroissent les niemes n’onr pastoujours eu le ineine motif.
On reccit en France la plupart des lois desRomains sur les substitutions; mais les subsli-tutions y ont tont nn antre motif que cbez lesRomains. Chez ceux-ci l’heredite etoit jointe äde certains (i) sacrilices qui devoient etre failspar l’heritier, et qui etoienl reglos par Ic droitdes pontifes; cela fit qu’ils tinrenl a ddslion-neur de mourir sans beritier, qu’i's prirentpour heritiei's leurs esclaves, et qu’ils inven-terent les substitutions. La subsLilution vul-gaire, qui fut la premiere inventee, et qui n'a-voit lieu que dans le cas oü l’heritier instituen’accepteroit pas l’heredite, en esl une grandepreuve: eile n’avoit point pour objet de perpe-luer 1 ’lieritage dans une famille du mime 110m,mais de trouver quelqu’un qui acceplät l’lid-ritage.
CIIAPITRE IX.
Que les lois grecqnes et romaiues ont puni J'homi-cide de soi-meine, sans avoir le mime motif.
TJü liomme, ditPlaton(a), qui a lue celui qui
(i) Lorsqr.e rheredite etoit trop oliargee. on ein- .doit le droit des pontifes par de cerlaines ventes :d’oit vint le mot sine sacris hanedilas. —(2) Liv.IX iles I.ois.
ESPR. DES LOIS. / t . 2 1