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DE l’eSTEIT DES EOIS.que les legislateurs soient, obliges de faire deslois qui combattent les sentiments naturelsmeine : teile fut laloi Voconienne. C’est que les .legislateurs statuent plus sur la socicle que surle citoyen, et sur le citoyen que sur llionune.Laloi sacrifioit etle citoyen et l’homme, et nepensoit qu’ä la republique. LTn liomme prioitson ami de remettre sa succession a sa fille: laloi meprisoit, dans le testatcur, les sentimentsde la nature; eile meprisoit, dans la fille, lapiete filiale; eile n’avoit aucun egard pour ce-lui qui etoit cliarge de remettre l’heredite, t|uise trouvoit dans de terribles circonstances. Laremettoit-il? il etoit un mauvais citoyen; lagardoit-il? il etoit un mal-honnete homme. IIn’y avoit que les gens d’un bon naturel quipensassent ä eluder laloi; il n’y avoit que leshonnetes gens qu’on put cltoisir pour l’elüder;car c’est toujours un triomphe ä remporter surl’avarice et les voluptes, et il n’y a que les lion-netes gens qui obtiennent ces sortes de triom-plies. Peut-etre meme y auroit-il de la rigueurä les regarder en cela comme de mauvais ci-toyens. Il n’est pas impossible que le legisla-teur eut obtenu une grande partie de son ob- ijet, lorsque sa loi etoit teile qu’elle ne foreoit |que les honnetes gens ä l’eluder. '
Dans le temps que Fon fit la loi Voconienne iles mcenrs avoient conserve quclque cbose deleur ancienne purrte. On inleressa quelquefois 1la conscience publique en faveur de la loi, et