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[4.] De l'Esprit Des Lois 4 (1803)
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8S BE lesprit des lots.nature de la chose, ä cliaque domaine quonelablira, le sujet paiera toujours plus, et lesouverain retirera toujours moius; en un motle domaine est necessaire, et lalienation neTest pas.

Lordre de succession est fonde, dans lesmonarehies, sur le bien de letat, qui demandeque cet ordre soitlixe, pour eviter les mal-beurs que jai dit devoir arriver dans le des-]>otisme, tout est incertain, parcCque touty est arbitraire.

Ce nest pas pour la famille regnante quelordre de succession est etabli, mais pareequilest de linteret de lelat quil y ait une familleregnante. I.a loi qui regle la succession desparticuliers est une loi civile , qui a pour objetlinteret des particuliers ; celle qui reglela suc-cession a la monarchie est une loi politique ,qui a pour objet le bien et la Conservation delelat.

II suit de que, lorsque la loi politique aclabli dans un etat un ordre de succession , etque cet ordre vient a finir, il est absurde deredamer la succession en vertu de la loi civilede quelque peuple que ce soit. Une societe par-ticuliere ne fait. point de loi pour une aulre so-cietc. Les lois civiles des Romains ne sont pasplus applicables que toutes autres lois civi-les ; ils ne les ont point employees eux-memeslorsquils ont juge les rois : et les maximes parlesqnelles ils ont juge les rois sont si abomina-bles, qu'il ne faut point les faire revivre.