8S BE l’esprit des lots.nature de la chose, ä cliaque domaine qu’onelablira, le sujet paiera toujours plus, et lesouverain retirera toujours moius; en un motle domaine est necessaire, et l’alienation neTest pas.
L’ordre de succession est fonde, dans lesmonarehies, sur le bien de l’etat, qui demandeque cet ordre soitlixe, pour eviter les mal-beurs que j’ai dit devoir arriver dans le des-]>otisme, oü tout est incertain, parcCque touty est arbitraire.
Ce n’est pas pour la famille regnante quel’ordre de succession est etabli, mais pareequ’ilest de l’interet de l’elat qu’il y ait une familleregnante. I.a loi qui regle la succession desparticuliers est une loi civile , qui a pour objetl’interet des particuliers ; celle qui reglela suc-cession a la monarchie est une loi politique ,qui a pour objet le bien et la Conservation del’elat.
II suit de lä que, lorsque la loi politique aclabli dans un etat un ordre de succession , etque cet ordre vient a finir, il est absurde deredamer la succession en vertu de la loi civilede quelque peuple que ce soit. Une societe par-ticuliere ne fait. point de loi pour une aulre so-cietc. Les lois civiles des Romains ne sont pasplus applicables que toutes autres lois civi-les ; ils ne les ont point employees eux-memeslorsqu’ils ont juge les rois : et les maximes parlesqnelles ils ont juge les rois sont si abomina-bles, qu'il ne faut point les faire revivre.