So de l’esprit des lois.
II a toujours ete naturel aux peres de veillersur la pudern - de leurs enfants. Charges dusoin de les etablir, ils ont du leur conserver etle corps le plus parfait et Tarne la ihoilis cor-roinpue, tout ce qui peut mieux inspirer desdesirs, et tout ce qui est le plus propre ä don-ner de la tendresse. lies peres loujours occu-pes a conserver les mceurs de leurs enfants ontdu avoir un eloignement naturel pour tout cequi pourroit les corrompre. Le mariage n’estpoint une eorruption, dira-t-on-. Mais, avantle mariage, il faut parier, il laut se faire aimer,il faut seduire; c’est cette seduction qui a dufaire borreur.
II a donc fallu une barriere insurmontableentre ceux qui devoient donner l’education etceux qui devoient la recevoir, et eviter touteSorte de eorruption, mime pour cause legiti-me. Pourquoi les peres privent-ils si soigrieu-sement ceux qui doivent epouser leurs fdles deleur compagnie et de leur familiarite ?
L’horreur pour Tinceste du frere avec lasoeur a du partir de la meine source. Il suffitque les peres et les nreres aient voulu conser-ver les mceurs de leurs enfants et leurs maisonspures, pour avoir inspire a leurs enfants del’horreur pour tout ce qui pouvoit les porter al’union des deux sexes. •
La probibition du mariage entre cousins-germains a la m6me origine. Dans les premierstemps, c’est-ä-dire dans les temps saints, dansles ages oü le luxe n’etoit point cbnnu, tous